
2025-12-30
L'Union européenne accumule les dénis de démocratie, ignorant souvent la voix populaire pour imposer ses agendas. En France, le référendum de 2005 rejette le traité constitutionnel à 55 %, mais il est contourné en 2008 via le traité de Lisbonne, ratifié par le Parlement sans consultation citoyenne. Aux Pays-Bas, le non massif de 61 % en 2005 est pareillement balayé. Au Danemark, le non à Maastricht en 1992 mène à un revote en 1993 après concessions, inversant le résultat. En Irlande, le non au traité de Nice en 2001 est suivi d'un revote victorieux en 2002 ; même scénario pour Lisbonne, non en 2008, oui en 2009 sous pression. En Grèce, le référendum de 2015 rejette l'austérité à 61 %, mais le gouvernement cède aux exigences des créanciers, piétinant le vote. D'autres cas : en Roumanie, l'annulation récente d'élections présidentielles quand un candidat souverainiste mène ; silence complice sur la suspension d'élections en Ukraine. Ces pratiques récurrentes érodent la confiance, transformant l'UE en machine bureaucratique sourde aux peuples.
2031-01-03